dimanche 11 août 2013
Main dans la Main
Visuellement tellement beau!!! Un film qui fait du bien! Un film drôle...coup de coeur pour Valérie Donzelli!!
mardi 16 juillet 2013
Mystique
En presque vingt ans, je n'ai jamais vu un brouillard aussi épais et aussi beau sur le lac! Aucun vent pour perturber la quiétude de l'eau. Un calme majestueux qui inspire le recueillement...
Chroniques d'hiver ou la biographie des demeures
Chroniques d'hiver
Dernier bouquin de Paul Auster.
Je ne veux pas embêter personne...tout le monde sait que je suis gaga de Paul Auster...mais ce bouquin est vraiment touchant...l'auteur y livre ses réflexions, ses peurs, ses angoisses..c'est une porte ouverte sur sa vie...c'est très personnel, très intense...et je n'arrive pas à comprendre encore le but profond de ce livre...c'est d'une vulnérabilité, d'une authenticité...je ne peux m'empêcher de faire le lien avec un documentaire que j'ai vu sur Paul Auster il y a quelques années, où il était interviewé dans sa maison, dans son bureau...je l'avais trouvé généreux de donner accès comme ça à son intimité, à son univers, à son imaginaire...et puis c'est exactement la même chose qu'il fait ici...il laisse le lecteur entrer...il est d'une générosité déconcertante...et je crois que c'est un des aspects qui me plait tant de cet auteur...À la lecture de certains passages, on reconnaît l'inspiration d'un personnage, d'un chapitre de livre, d'un lieu...
Chroniques d'enfances, chroniques du jeune adulte dans les rues de Paris, chroniques de l'homme marié à Siri Hustvedt, chroniques des voyages, des départs, des mésaventures, des rencontres, des angoisses, des choix qui changent une vie...le tout raconté à travers la succession chronologique des différentes demeures, quartiers,villes, pays, qu'a habité l'auteur.
À lire tranquillement, paisiblement, dans la douceur de votre foyer!
"IL ne fait aucun doute que tu es un individu imparfait et blessé, un homme qui porte en lui une blessure depuis le tout début(pourquoi, sinon, aurais-tu passé toute ta vie d'adulte à verser ce sang de mots sur une page?), et les avantages que tu retires de l'alcool et du tabac te servent de béquilles pour que ton moi puisse tenir debout et se déplacer dans le monde."
"C'est l'histoire même de ta vie. Chaque fois que tu parviens à une croisée des chemins, ton corps s'effondre, car ton corps a toujours su ce que ton esprit ignorait, et, quel que soit le moyen qu'il emploie pour craquer, mononucléose, gastrite ou crises de panique, c'est toujours ton corps qui a repris à son compte le fardeau de tes peurs et de tes batailles internes, c'est toujours lui qui a encaissé les coups que ton esprit ne pouvait ou ne voulait pas supporter."
"Des pensées éparses, décousues, et toujours aucun envie de verser des larmes, de t'effondrer et de pleurer ta mère dans une authentique manifestation de chagrin et de regret. Il se peut que tu redoutes ce qu'il adviendra de toi si tu te laisses aller, et que, si tu t'autorises à pleurer, tu ne puisses plus t'arrêter, que la douleur devienne trop écrasante et que tu t'écroules, et comme tu ne veux pas risquer de ne plus être maître de toi, tu retiens ta douleur, tu l'avales, tu l'enfouis dans ton coeur. "
"Tu ne peux pas te voir. Tu sais à quoi tu ressembles grâce aux miroirs et aux photos, mais là-dehors,dans le monde, quand tu te trouves parmi tes semblables, que ce soient des amis, des inconnus ou ceux que tu aimes et qui te sont proches, ton propre visage t'est invisible."
Dernier bouquin de Paul Auster.
Je ne veux pas embêter personne...tout le monde sait que je suis gaga de Paul Auster...mais ce bouquin est vraiment touchant...l'auteur y livre ses réflexions, ses peurs, ses angoisses..c'est une porte ouverte sur sa vie...c'est très personnel, très intense...et je n'arrive pas à comprendre encore le but profond de ce livre...c'est d'une vulnérabilité, d'une authenticité...je ne peux m'empêcher de faire le lien avec un documentaire que j'ai vu sur Paul Auster il y a quelques années, où il était interviewé dans sa maison, dans son bureau...je l'avais trouvé généreux de donner accès comme ça à son intimité, à son univers, à son imaginaire...et puis c'est exactement la même chose qu'il fait ici...il laisse le lecteur entrer...il est d'une générosité déconcertante...et je crois que c'est un des aspects qui me plait tant de cet auteur...À la lecture de certains passages, on reconnaît l'inspiration d'un personnage, d'un chapitre de livre, d'un lieu...
Chroniques d'enfances, chroniques du jeune adulte dans les rues de Paris, chroniques de l'homme marié à Siri Hustvedt, chroniques des voyages, des départs, des mésaventures, des rencontres, des angoisses, des choix qui changent une vie...le tout raconté à travers la succession chronologique des différentes demeures, quartiers,villes, pays, qu'a habité l'auteur.
À lire tranquillement, paisiblement, dans la douceur de votre foyer!
"IL ne fait aucun doute que tu es un individu imparfait et blessé, un homme qui porte en lui une blessure depuis le tout début(pourquoi, sinon, aurais-tu passé toute ta vie d'adulte à verser ce sang de mots sur une page?), et les avantages que tu retires de l'alcool et du tabac te servent de béquilles pour que ton moi puisse tenir debout et se déplacer dans le monde."
"C'est l'histoire même de ta vie. Chaque fois que tu parviens à une croisée des chemins, ton corps s'effondre, car ton corps a toujours su ce que ton esprit ignorait, et, quel que soit le moyen qu'il emploie pour craquer, mononucléose, gastrite ou crises de panique, c'est toujours ton corps qui a repris à son compte le fardeau de tes peurs et de tes batailles internes, c'est toujours lui qui a encaissé les coups que ton esprit ne pouvait ou ne voulait pas supporter."
"Des pensées éparses, décousues, et toujours aucun envie de verser des larmes, de t'effondrer et de pleurer ta mère dans une authentique manifestation de chagrin et de regret. Il se peut que tu redoutes ce qu'il adviendra de toi si tu te laisses aller, et que, si tu t'autorises à pleurer, tu ne puisses plus t'arrêter, que la douleur devienne trop écrasante et que tu t'écroules, et comme tu ne veux pas risquer de ne plus être maître de toi, tu retiens ta douleur, tu l'avales, tu l'enfouis dans ton coeur. "
"Tu ne peux pas te voir. Tu sais à quoi tu ressembles grâce aux miroirs et aux photos, mais là-dehors,dans le monde, quand tu te trouves parmi tes semblables, que ce soient des amis, des inconnus ou ceux que tu aimes et qui te sont proches, ton propre visage t'est invisible."
lundi 17 juin 2013
mercredi 5 juin 2013
dimanche 26 mai 2013
Brooklyn encore et toujours!

Je pense que je peux compter sur une main les livres que j'ai lu deux fois dans ma vie...surtout les romans!
Et je peux dire que je ne regrette pas cette deuxième lecture de Paul Auster! Que de plaisir..du bonheur en feuilles!!Je vais le replacer à sa place dans ma bibli et peut-être y revenir dans une dizaine d'années..qui sait! Je m'attaque maintenant à la trilogie new-yorkaise..La cité de verre!
Me voilà partie pour un été austérien!
lundi 13 mai 2013
samedi 11 mai 2013
lundi 29 avril 2013
Poignant!
Étonnant la forme que peut prendre la danse pour se manifester! Dans Kiss and Cry présenté à l'Usine C, le mouvement prend forme dans le jeu des mains..et l'ingéniosité de la metteur en scène et chorégraphe Michèle Anne De Mey. Créatif, original et onirique, ce spectacle de nano-danse avec projection simultanée sur écran géant m'a coupé le souffle par sa poésie et son imaginaire! Je n'étais ni dans le rêve ni dans la réalité..mais dans une zone floue entre l'enfance et l'essence du future le tout campé dans un présent nébuleux..troublant et émouvant!!!
mercredi 24 avril 2013
Vallée du Bras du nord!
Petit souvenir d'une fin de semaine réussie!!
Quelle expérience intense! Nous sommes arrivés à la pénombre avec nos traineaux, nos sacs à dos et nous avons marché dans le froid en s'éclairant du simple halo de nos lampes frontales...les pieds et les mains gelées, un sentiment intense dans la poitrine, l'obligation d'avancer dans cette nuit glaciale, de ne surtout pas s'arrêter trop longtemps, de suivre les traces laissées sur le sol. Traverser le pont suspendu, le coeur au bord des lèvres, la frousse au creux du ventre, enjamber la rivière de glace qui dort sous moi et dont je crains le silence assourdissant. Sentir le vide sous mes pas, retenir mon souffle à chaque foulée...et le craquement du bois qui résonne à chaque mouvement...je n'ai jamais été aussi présente à l'instant que sur ce pont de fortune au coeur de cette nuit polaire! Au rythme du son de mes pas, avancer dans la neige et le silence, avancer dans l'ombre de la forêt..sentir mon coeur dans ma poitrine se réchauffer et irradier sa chaleur dans tout mon corps, dans tous mes membres et au tournant du sentier voir poindre un rayon de lumière, un phare dans la jungle endormie, enfin notre refuge!!

mardi 15 janvier 2013
vendredi 11 janvier 2013
Massif
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