mercredi 16 juin 2010

Chroniques absurdes...

Nous sommes parfois témoin de situations cocasses, d'événements anodins qui, dans l'instant, peuvent sembler irréels ou farfelus voir, dans certains cas, complètement surréalistes! En voici quelques uns histoire de vous faire sourire!

Aujourd'hui, à la piscine, un homme était debout, en maillot de bain, immobile devant le corridor de longeur. Après 5 minutes de statue de sel, je commence à me demander se qu'il fabrique...c'est à cet instant que je comprends, à l'inclinaison subtile de sa tête, à cette main proche de la joue et ce regard tourné vers le ciel, qu'il est en pleine conversation téléphonique...son Iphone à la main!! Non mais c'est quand même incroyable...c'est rendu qu'on les trimballe jusque dans l'eau!! Un texto entre 2 longueurs, on est rendu là!! Laissez-moi un message vous connaissez pas ? Cette bonne vieille technologie qui nous permettait d'arrêter d'exister durant quelques brasses...absurde je disais!

En voici une autre, mais beaucoup plus sympathique celle-là!


Il y a plusieurs mois, voir un an, j'avais croisé ce monsieur et son chien assis sur son scooter. J'avais ri toute seule pendant quelques bonnes minutes..en regrettant de ne pas avoir eu mon appareil photo sur moi! Puis, il y a environs un mois ou deux, un matin où j'attendais l'autobus, j'ai revu le même monsieur..j'en croyais pas mes yeux et cette fois, j'avais trimballé mon appareil avec moi (on ne sait jamais sur quoi on peut tomber...). Bon, c'est difficile à voir comme ça, mais le chien est immobile sur le scooter et sa queue traîne à terre quand la mobylette est en marche...

mardi 15 juin 2010

“L’univers pénètre en nous par les yeux, mais nous n’y comprenons rien tant qu’il n’est pas descendu dans notre bouche” – Moon Palace



Paul Auster Confidentiel, documentaire réalisé par Guy Séligmann (Arte) en 1998 sur l’écrivain, mais aussi le poète, l’essayiste et le cinéastre Paul Auster.
Tourné en grand partie à New York, plus précisément à Brooklyn où habite l’artiste, le documentaire survol l’oeuvre de l’écrivain, à travers la lecture de certains passages littéraires, mais aussi d’extraits cinématographiques.

Paul Auster nous ouvre grand la porte à son imagination, en nous laissant entrer dans son intimité; nous l’accompagnons dans son salon, dans sa salle de travail, de création, dans son quartier…nous faisant découvrir son quotidien, ses inspirations, ses passions et ses souvenirs d’enfance à travers la ville qui l’a vu grandir et devenir ce qu’il est aujourd’hui…l’un des auteurs américains les plus influent de sa génération.

Le documentaire m’a fasciné et je vous le recommande, ne serait-ce que pour entendre Paul Auster faire la lecture de ses romans, un cigario se consumant entre ses doigts, dans la lumière filtrée des persiennes, vaut la peine de s’y intéresser! Et ce français qu’il parle impeccablement avec une fluidité déconcertante! Quel écrivain atypique! Bon, vous me direz que je ne suis pas impartiale…ah ah et je vous direz que vous avez parfaitement raison! Je l’avoue, je suis une fan finie de Paul Auster, mais aussi du couple Auster/Hustvedt…Ce sont pour moi, deux êtres dédiés à l’art sous toutes ses formes...des intellos avec une sensibilité universelle..capable de rejoindre un large public.

Bref, voici un portrait réussi qui donne un accès direct à l’homme derrière l’oeuvre…une esquisse sans prétention, humble et sans flafla sur la vie de Paul Auster qui m’a fait apprécier encore plus son travail de création. Certains passages du DVD (réalisé il y a plus de 10 ans) m’ont fait sourire, l’auteur raconte une anecdote de sa jeunesse qui se retrouve textuellement dans son dernier roman…

À quel point l’expérience influence la fiction…où s’arrête la réalité et où débute la fiction dans le processus de création ?

“La langue n’est pas la vérité. Il est notre manière d’exister dans l’univers” –Paul Auster

samedi 12 juin 2010

À vendre ?



Où est Charlie ! C'est sous un ciel incertain et un début de rhume que nous avons débuté notre superbe vente de garage! Une journée mémorable faite de Pepsi diet renversé, de hot dog, de cannes à pêche et de fous rires! Quelle belle photo! Merci Sa!

Montréal PQ

Week-end à Québec

jeudi 27 mai 2010

Hipsters Cat?



Wow, un chat hipsters...je devrais peut-être surveiller le mien!!

jeudi 20 mai 2010

Va t'faire couper les cheveux pouilleux!!



Mais c'est quoi ce cro-magnon ? Je pense que j'ai trouvé une nouvelle équipe à détester...les Flyers viennent de détrôner les Bruins dans mon Top d'équipe chiante!!

lundi 17 mai 2010

Me this morning...



C'est un peu troublant! Bonne journée!

mercredi 12 mai 2010

Les bonnes amies!



-Celles qui ne vous laissent jamais tomber
-Celles qui vous écoutent, qui vous soutiennent
-Celles qui vous font éclater de rire, qui vous confrontent et vous poussent à être meilleur
-Celles qui partagent, qui donnent sans compter
-Celles qui vous font sentir précieuse et importante
-Celles qui sont prêtent à vous donner un coup de main en sachant que ça va être plate, mais qui le font quand même!
-Celles qui vous appellent de l’autre bout du globe, de Québec ou des US pour vous dire un ptit bonjour!
-Celles avec qui le quotidien devient une fête
-Celles qu’on veut garder longtemps, parce qu’elles nous font apprécier le temps qui passe!
-Celles par qui prend tout son sens le mot SOLIDARITÉ
-Celles qui ne vous jugent pas et celles qui vous tendent la main pour vous aider à vous relever


À vous toutes! Je ne serais comment vous dire à quel point je me trouve chanceuse de vous avoir sur ma route! Je tenais à ce que vous sachiez à quel point, chacune de vous, avec votre unicité propre, m’inspirez à être quelqu’un de meilleur!

Sincèrement et chaleureusement MERCI!

mardi 11 mai 2010

Et si c'était possible ?!!



Quel match!! Un autre comme ça mercredi et tout est possible!!

mardi 4 mai 2010

Juste à temps pour le club de lecture...salut les Palabres!

"Que vis-je d'autre en ces premiers instants? Un teint pâle, des cheveux roux négligés(coupés plus court que ceux de la plupart des hommes à cette époque), un beau visage carré, sans signe distinctif particulier(un visage générique, en quelque sorte, un visage qui deviendrait invisible dans n'importe qu'elle foule) et des yeux bruns et calmes, les yeux inquisiteurs d'un homme qui semblait n'avoir peur de rien."

"Aussi affreuse que fût sa vision du monde, je ne pouvais m'empêcher d'éprouver de la compassion pour un homme qui avait sombré dans un tel pessimisme, qui esquivait si délibérément toute possibilité de trouver chez les humains, ses pareils, un minimum de miséricorde, de grâce ou de beauté. Born avait à peine trente-six ans, mais déjà c'était une âme dévastée, un individu en ruine et, tout au fond de lui, j'imaginais qu'il avait dû souffrir terriblement (...)"

"(..) il y a beaucoup plus de poésie en ce monde que de justice."

"(..) et par moments même toi, qui aimes les livres autant que quiconque en ce monde, tu es pris de stupeur, d'angoisse et même de nausée quand tu considères le nombre de milliards de mots, le nombre de dizaines de milliards de mots contenus dans ces livres. (...) Tout de même, tes missions de rangement te valent parfois des découvertes inattendues provoquant la dissipation momentanée du nuage d'ennui qui t'enveloppe."

"Tu avais douze ans. À treize ans, tu cessas de croire en Dieu. À quatorze ans, tu passas le premier de trois étés successifs à travailler dans le supermarché de ton père(...)À quinze ans, tu devins amoureux d'une certaine Patty French. Un peu plus tard, la même année, tu annonças à ta soeur que tu serais poète. Quand tu avais seize ans, Gwyn partit de la maison et tu t'en fus en exil intérieur."

"Elle est de nature plus libre, plus heureuse que toi et, chaque fois que tu es en sa compagnie, le monde te paraît plus lumineux et plus accueillant, un endroit où ton ego maussade et introverti peut presque commencer à se sentir chez lui."

"Tu te sens toujours menacé par le destin, mais tu devines que, lorsque le jour viendra pour toi de monter à l'échafaud, tu pourrais être capapble de lancer une dernière blague ou d'échanger des plaisanteries avec ton exécuteur encapuchonné."

"Elle avait soixante et un ans, et je me rendis soudain compte que je n'avais pas envie de la revoir. Il ne pouvait en résulter que de la déception, et je ne souhaitais pas que mes souvenirs brumeux du passés soient éparpillés par les dures réalités du présent."

"Walker est jeune, et cette chambre est celle où il a l'intention de se reinventer."



Si les derniers livres de Paul Auster vous ont laissé un peu sur votre faim (Seul dans le noir et Dans le scriptorium) ne vous découragez pas, le voici revenu en force avec son tout dernier roman Invisible (Actes Sud).

Dès la lecture des premières pages, il me fut impossible de retenir mon excitation, Oh! ça y est..le revoilà..même écriture charismatique…même fluidité dans la narration, un sourire sur les lèvres, je ne peux m’empêcher de penser à Brooklyn folies ou à Léviathan (d’autres penseront à Illusions ou Moon Palace).
Peu importe, le ton est donné et je sais déjà, à cette fébrilité naissante, que le livre saura me plaire, que cette histoire, à peine entamée, saura me captiver pour les prochaines heures, voir les prochains jours, à venir…

Le tour de force de ce dernier ouvrage réside dans cet amalgame coloré du fond et de la forme. L’écriture soutient, enrobe et teinte l’histoire en lui donnant une multitude de facettes plus fascinantes les unes que les autres! La beauté de Invisible, c’est aussi cette ouverture, cette accessibilité du roman qui saura plaire aux nouveaux venus tout autant qu’aux fidèles lecteurs de Paul Auster.

Ce que j’ai trouvé merveilleux, c’est l’utilisation de la narration comme outil optique voir cinématographique. L’angle narratif se déplace constamment, donnant à voir différents point de vue, et permettant à l’écrivain de zoomer avec le sentiment de proximité ou de décalage. Ce jeu de miroirs entraîne le lecteur, bien malgré lui, à jouer un rôle tantôt actif tantôt passif, mais toujours présent, dans cette histoire de vengeance personnelle…
Hum quand l’art rencontre le génie le résultat ne peut qu’être sublime!

Ai-je besoin de vous recommander cette lecture ?...

jeudi 29 avril 2010

Scratch My Back..Again!!




Hier soir, pendant que les Canadiens faisaient un second miracle, moi j’ai eu la chance et la joie de revoir un artiste que j’admire grandement…Peter Gabriel!

C’est devant une foule conquise à l’avance que le chanteur britannique c’est présenté, tel un grand sage dans sa tunique à capuchon sombre, en s’adressant sobrement à la foule en français! Avant même qu’il puisse nous annoncer le programme de la soirée, les fans lui ont fait une ovation prolongée de cinq minutes qui a fait vibrer les assises du Centre Bell!
Des frissons je ne vous dis pas!

Après une absence trop longue de 8 ans, le sexagénaire revient sur scène avec, comme toile de fond sonore, rien de moins qu’un orchestre philharmonique. Exit les guitares, la batterie, les bases et l’électro..bonjour les violons, les tubas, le piano et les percussions! Encore une fois, il aura relevé un grand défi musicale et scénique! Moments forts; reprise de My Body Is A Cage, Mirroball, The Power Of The Heart, Mercy Street, Solsbury fill et mon coup de coeur, bien entendu, In Your Eye !

L’atmosphère était électrisante (dois-je rappeler que c’était la pleine lune et que les Canadiens jouaient l’une des « game » les plus importantes de la série…) malgré toute cette effervescence, les spectateurs ont su retenir leur ardeur et écouter religieusement le concert sobre et chaleureux.

Si la mise en scène était moins spectaculaire que celle de la précédente tournée (Growing Up) elle n’en était pas moins très originale et révélatrice de l’esprit innovateur du chanteur; images pixélisées, montage vidéo en direct manipulé par une équipe technique de pros! Entre autre, gros plans du chanteur pixélisés ondulants au rythme des vibrations sonores…Inspirant!

En espérant que cette fois-ci, Peter Gabriel n’attendra pas 8 ans avant de revenir nous faire vibrer de sa voix unique…

mercredi 21 avril 2010

Troublant...

"Notre tâche principale est de nous assurer qu'il n'y a pas de retard dans le processus de disparition et que les souvenirs devenus inutiles s'effacent rapidement. cela ne sert à rien de garder des souvenirs inutiles. N'est-ce pas ? Lorsqu'un gros orteil se gangrène, il faut tout de suite l'enlever (...) le problème, c'est que les souvenirs et le coeur n'ont pas de forme."

"(...) Le coeur n'a pas de contour, pas de fond non plus. C'est pourquoi il est capable d'accueillir n'importe quelle forme pouvant descendre à une profondeur infinie. C'est pareils pour les souvenirs, vous savez ? (...) Les souvenirs ne se contentent pas d'augmenter, ils changent avec le temps. Parfois certains disparaissent. Mais d'une manière fondammentalement différente de l'annéantissement qui nous tombent dessus à chaque disparition.

"Mes souvenirs ne sont jamais détruits définitivement comme s'ils avaient été déracinés. Même s'ils ont l'air d'avoir disparu, il en reste des réminiscence quelque part. Comme des petites graines. Si la pluie vient à tomber dessus, elles germent à nouveau. Et en plus, même si les souvenirs ne sont plus là, il arrive que le coeur garde quelque chose. Un tremblement, une douleur, une joie, une larme, vous voyez ? "

"Les gens avaient perdu de leur existence tout ce qui avait un contour."




Depuis des années, j'ai le plaisir de lire les perles de Yoko Ogawa. À chaque livre, je ne sais jamais à quoi m'attendre...je me laisse guider à tâtons dans cet univers de secrets, de souvenirs, de mystères et de beauté où l'intimité occupe toujours une place importante ainsi que l'identité..

Si tous ses livres sont uniques et magiques, par leur thème et leur imagination, Cristallisation secrète est de loin le plus troublant, du moins en ce qui me concerne, et c'est peu dire après L'annulaire ou Parfum de glaces...

Imaginez un monde où vous vous réveillez un matin et les arbres ont disparus...puis vient le tour des oiseaux, mais au lieu de vous en inquiéter, vous acceuillez la nouvelle avec indifférence voir avec résignation. Dans Cristallisation secrète les objets disparaissent et les habitants acceptent leur perte sans broncher, sans rouspéter, sans pleurer, sans réfléchir ou plutôt sans ressentir. Ceux qui ne peuvent oublier, doivent se cacher pour éviter d'être arrêtés par une police secrète...

Peu à peu les coeurs s'effritent, se vident ou se cristallisent. L'insensibilité, telle une gangrène, envahit le coeur et le corps...un monde sous anesthésie...sans douleur

Qu'arrive-t-il quand le coeur arrête, non pas de battre, mais de ressentir?

Après 1984 (Orwell)et Fahrenheit 451 (Bradbury) on pourrait citer Cristallisation secrète et ce ne serait pas une exagération...

Pour ma part, il s'agit d'un roman coup-de-poing, un passage majeur dans l'oeuvre d'Ogawa...je ne pourrais pas trop l'expliquer..peut-être parce qu'il est un peu moins intimiste, mais surtout parce qu'il est définitivement plus critique! Une vision sombre, triste et troublante...

Telle une tâche tenace, ce roman laisse une trace, un malaise allant en grandissant plus les pages s'accumulent..le tout dans une incroyable douceur et une grande beauté (comme toujours avec Yoko Ogawa).

À lire!