lundi 17 mai 2010

Me this morning...



C'est un peu troublant! Bonne journée!

mercredi 12 mai 2010

Les bonnes amies!



-Celles qui ne vous laissent jamais tomber
-Celles qui vous écoutent, qui vous soutiennent
-Celles qui vous font éclater de rire, qui vous confrontent et vous poussent à être meilleur
-Celles qui partagent, qui donnent sans compter
-Celles qui vous font sentir précieuse et importante
-Celles qui sont prêtent à vous donner un coup de main en sachant que ça va être plate, mais qui le font quand même!
-Celles qui vous appellent de l’autre bout du globe, de Québec ou des US pour vous dire un ptit bonjour!
-Celles avec qui le quotidien devient une fête
-Celles qu’on veut garder longtemps, parce qu’elles nous font apprécier le temps qui passe!
-Celles par qui prend tout son sens le mot SOLIDARITÉ
-Celles qui ne vous jugent pas et celles qui vous tendent la main pour vous aider à vous relever


À vous toutes! Je ne serais comment vous dire à quel point je me trouve chanceuse de vous avoir sur ma route! Je tenais à ce que vous sachiez à quel point, chacune de vous, avec votre unicité propre, m’inspirez à être quelqu’un de meilleur!

Sincèrement et chaleureusement MERCI!

mardi 11 mai 2010

Et si c'était possible ?!!



Quel match!! Un autre comme ça mercredi et tout est possible!!

mardi 4 mai 2010

Juste à temps pour le club de lecture...salut les Palabres!

"Que vis-je d'autre en ces premiers instants? Un teint pâle, des cheveux roux négligés(coupés plus court que ceux de la plupart des hommes à cette époque), un beau visage carré, sans signe distinctif particulier(un visage générique, en quelque sorte, un visage qui deviendrait invisible dans n'importe qu'elle foule) et des yeux bruns et calmes, les yeux inquisiteurs d'un homme qui semblait n'avoir peur de rien."

"Aussi affreuse que fût sa vision du monde, je ne pouvais m'empêcher d'éprouver de la compassion pour un homme qui avait sombré dans un tel pessimisme, qui esquivait si délibérément toute possibilité de trouver chez les humains, ses pareils, un minimum de miséricorde, de grâce ou de beauté. Born avait à peine trente-six ans, mais déjà c'était une âme dévastée, un individu en ruine et, tout au fond de lui, j'imaginais qu'il avait dû souffrir terriblement (...)"

"(..) il y a beaucoup plus de poésie en ce monde que de justice."

"(..) et par moments même toi, qui aimes les livres autant que quiconque en ce monde, tu es pris de stupeur, d'angoisse et même de nausée quand tu considères le nombre de milliards de mots, le nombre de dizaines de milliards de mots contenus dans ces livres. (...) Tout de même, tes missions de rangement te valent parfois des découvertes inattendues provoquant la dissipation momentanée du nuage d'ennui qui t'enveloppe."

"Tu avais douze ans. À treize ans, tu cessas de croire en Dieu. À quatorze ans, tu passas le premier de trois étés successifs à travailler dans le supermarché de ton père(...)À quinze ans, tu devins amoureux d'une certaine Patty French. Un peu plus tard, la même année, tu annonças à ta soeur que tu serais poète. Quand tu avais seize ans, Gwyn partit de la maison et tu t'en fus en exil intérieur."

"Elle est de nature plus libre, plus heureuse que toi et, chaque fois que tu es en sa compagnie, le monde te paraît plus lumineux et plus accueillant, un endroit où ton ego maussade et introverti peut presque commencer à se sentir chez lui."

"Tu te sens toujours menacé par le destin, mais tu devines que, lorsque le jour viendra pour toi de monter à l'échafaud, tu pourrais être capapble de lancer une dernière blague ou d'échanger des plaisanteries avec ton exécuteur encapuchonné."

"Elle avait soixante et un ans, et je me rendis soudain compte que je n'avais pas envie de la revoir. Il ne pouvait en résulter que de la déception, et je ne souhaitais pas que mes souvenirs brumeux du passés soient éparpillés par les dures réalités du présent."

"Walker est jeune, et cette chambre est celle où il a l'intention de se reinventer."



Si les derniers livres de Paul Auster vous ont laissé un peu sur votre faim (Seul dans le noir et Dans le scriptorium) ne vous découragez pas, le voici revenu en force avec son tout dernier roman Invisible (Actes Sud).

Dès la lecture des premières pages, il me fut impossible de retenir mon excitation, Oh! ça y est..le revoilà..même écriture charismatique…même fluidité dans la narration, un sourire sur les lèvres, je ne peux m’empêcher de penser à Brooklyn folies ou à Léviathan (d’autres penseront à Illusions ou Moon Palace).
Peu importe, le ton est donné et je sais déjà, à cette fébrilité naissante, que le livre saura me plaire, que cette histoire, à peine entamée, saura me captiver pour les prochaines heures, voir les prochains jours, à venir…

Le tour de force de ce dernier ouvrage réside dans cet amalgame coloré du fond et de la forme. L’écriture soutient, enrobe et teinte l’histoire en lui donnant une multitude de facettes plus fascinantes les unes que les autres! La beauté de Invisible, c’est aussi cette ouverture, cette accessibilité du roman qui saura plaire aux nouveaux venus tout autant qu’aux fidèles lecteurs de Paul Auster.

Ce que j’ai trouvé merveilleux, c’est l’utilisation de la narration comme outil optique voir cinématographique. L’angle narratif se déplace constamment, donnant à voir différents point de vue, et permettant à l’écrivain de zoomer avec le sentiment de proximité ou de décalage. Ce jeu de miroirs entraîne le lecteur, bien malgré lui, à jouer un rôle tantôt actif tantôt passif, mais toujours présent, dans cette histoire de vengeance personnelle…
Hum quand l’art rencontre le génie le résultat ne peut qu’être sublime!

Ai-je besoin de vous recommander cette lecture ?...

jeudi 29 avril 2010

Scratch My Back..Again!!




Hier soir, pendant que les Canadiens faisaient un second miracle, moi j’ai eu la chance et la joie de revoir un artiste que j’admire grandement…Peter Gabriel!

C’est devant une foule conquise à l’avance que le chanteur britannique c’est présenté, tel un grand sage dans sa tunique à capuchon sombre, en s’adressant sobrement à la foule en français! Avant même qu’il puisse nous annoncer le programme de la soirée, les fans lui ont fait une ovation prolongée de cinq minutes qui a fait vibrer les assises du Centre Bell!
Des frissons je ne vous dis pas!

Après une absence trop longue de 8 ans, le sexagénaire revient sur scène avec, comme toile de fond sonore, rien de moins qu’un orchestre philharmonique. Exit les guitares, la batterie, les bases et l’électro..bonjour les violons, les tubas, le piano et les percussions! Encore une fois, il aura relevé un grand défi musicale et scénique! Moments forts; reprise de My Body Is A Cage, Mirroball, The Power Of The Heart, Mercy Street, Solsbury fill et mon coup de coeur, bien entendu, In Your Eye !

L’atmosphère était électrisante (dois-je rappeler que c’était la pleine lune et que les Canadiens jouaient l’une des « game » les plus importantes de la série…) malgré toute cette effervescence, les spectateurs ont su retenir leur ardeur et écouter religieusement le concert sobre et chaleureux.

Si la mise en scène était moins spectaculaire que celle de la précédente tournée (Growing Up) elle n’en était pas moins très originale et révélatrice de l’esprit innovateur du chanteur; images pixélisées, montage vidéo en direct manipulé par une équipe technique de pros! Entre autre, gros plans du chanteur pixélisés ondulants au rythme des vibrations sonores…Inspirant!

En espérant que cette fois-ci, Peter Gabriel n’attendra pas 8 ans avant de revenir nous faire vibrer de sa voix unique…

mercredi 21 avril 2010

Troublant...

"Notre tâche principale est de nous assurer qu'il n'y a pas de retard dans le processus de disparition et que les souvenirs devenus inutiles s'effacent rapidement. cela ne sert à rien de garder des souvenirs inutiles. N'est-ce pas ? Lorsqu'un gros orteil se gangrène, il faut tout de suite l'enlever (...) le problème, c'est que les souvenirs et le coeur n'ont pas de forme."

"(...) Le coeur n'a pas de contour, pas de fond non plus. C'est pourquoi il est capable d'accueillir n'importe quelle forme pouvant descendre à une profondeur infinie. C'est pareils pour les souvenirs, vous savez ? (...) Les souvenirs ne se contentent pas d'augmenter, ils changent avec le temps. Parfois certains disparaissent. Mais d'une manière fondammentalement différente de l'annéantissement qui nous tombent dessus à chaque disparition.

"Mes souvenirs ne sont jamais détruits définitivement comme s'ils avaient été déracinés. Même s'ils ont l'air d'avoir disparu, il en reste des réminiscence quelque part. Comme des petites graines. Si la pluie vient à tomber dessus, elles germent à nouveau. Et en plus, même si les souvenirs ne sont plus là, il arrive que le coeur garde quelque chose. Un tremblement, une douleur, une joie, une larme, vous voyez ? "

"Les gens avaient perdu de leur existence tout ce qui avait un contour."




Depuis des années, j'ai le plaisir de lire les perles de Yoko Ogawa. À chaque livre, je ne sais jamais à quoi m'attendre...je me laisse guider à tâtons dans cet univers de secrets, de souvenirs, de mystères et de beauté où l'intimité occupe toujours une place importante ainsi que l'identité..

Si tous ses livres sont uniques et magiques, par leur thème et leur imagination, Cristallisation secrète est de loin le plus troublant, du moins en ce qui me concerne, et c'est peu dire après L'annulaire ou Parfum de glaces...

Imaginez un monde où vous vous réveillez un matin et les arbres ont disparus...puis vient le tour des oiseaux, mais au lieu de vous en inquiéter, vous acceuillez la nouvelle avec indifférence voir avec résignation. Dans Cristallisation secrète les objets disparaissent et les habitants acceptent leur perte sans broncher, sans rouspéter, sans pleurer, sans réfléchir ou plutôt sans ressentir. Ceux qui ne peuvent oublier, doivent se cacher pour éviter d'être arrêtés par une police secrète...

Peu à peu les coeurs s'effritent, se vident ou se cristallisent. L'insensibilité, telle une gangrène, envahit le coeur et le corps...un monde sous anesthésie...sans douleur

Qu'arrive-t-il quand le coeur arrête, non pas de battre, mais de ressentir?

Après 1984 (Orwell)et Fahrenheit 451 (Bradbury) on pourrait citer Cristallisation secrète et ce ne serait pas une exagération...

Pour ma part, il s'agit d'un roman coup-de-poing, un passage majeur dans l'oeuvre d'Ogawa...je ne pourrais pas trop l'expliquer..peut-être parce qu'il est un peu moins intimiste, mais surtout parce qu'il est définitivement plus critique! Une vision sombre, triste et troublante...

Telle une tâche tenace, ce roman laisse une trace, un malaise allant en grandissant plus les pages s'accumulent..le tout dans une incroyable douceur et une grande beauté (comme toujours avec Yoko Ogawa).

À lire!

dimanche 14 mars 2010



"Il était capable de lire deux livres entiers le temps que j'en lise un, mais il préférait la magie de sa propre imagination"

"Ce n'est pas parce qu'on est battu d'avance qu'il ne faut pas essayer de gagner"

"La seule chose qui ne doive pas céder à la loi de la majorité est la conscience de l'individu"

"Le courage, c'est savoir que tu pars battu, mais d'agir quand même sans s'arrêter"

Harper Lee a écrit un livre, un seul et elle a gagné le prix Pulitzer (1961). Quoi écrire d'autre après un chef-d'oeuvre ?

Comprenez-moi bien, ce roman n'est peut-être pas de la trempe des Hugo ou Dostoïevski, mais c'est un livre d'une grande portée et c'est ce qui le rend, à mes yeux, si parfait, si universel (le thème fort de la justice y est sans doute pour quelque chose). Tout y est dit avec simplicité et candeur, dans une subtilité déconcertante et touchante. Par son récit, Lee accède à ce qu'il y a de plus intact en nous...cette part d'enfance et d'innocence ensevelie sous les habits lourds de la société.

Un livre brillant, d'une grande sagesse humaine. Un ouvrage qu'on aimerait avoir écrit...Oh comme j'aimerais pouvoir passer quelques heures en compagnie de ses personnages...

To Kill a Mockingbird vient d'entrer par la grande porte de mes top 5 sans hésitation!

lundi 1 mars 2010

Ces fourmilières en nous...


"Je ne voulais pas être un homme qui se trempait dans un trou d'eau glacée pour vérifier s'il était encore vivant"

"Il est aussi facile de se perdre à l'intérieur de soit que sur les chemins des bois ou dans les rues des villes"

"Chacune de mes portes intérieures battait au vent, et ce vent, me semblait-il, ne cessait de gagner en puissance"

"La mort était une coupe claire où ne subsistait plus aucune cachette de la vie"


Henning Mankell a toujours su me tenir en haleine avec les intrigues de son inspecteur Wallander. Cette fois-ci, c'est mon coeur qu'il est venu toucher. Avec Les chaussures italiennes, il est parvenu à raconter une histoire d'amour hors des sentiers battus. Un hymme à la mort, un ode à la vie dans tout ce qu'elle contient de tendre et de cruel.


Telles les draperies lourdes qu'on soulève doucement d'un geste incertain, Mankell lève le voile sur les replis personnels d'un homme blessé dont les étoffes froissées laissent entrevoir des secrets trop longtemps enfouis.

Ce roman, fait la lumière sur cette part d'ombre en nous qu'on préfère fuire, quitte à tout laisser s'accumuler faute de courage, de sagesse ou d'amour..pour soi et les autres.

On a tous rêvé un jour ou l'autre de s'isoler sur une île et de vivre en hermite loin du jugement des autres, loin des souffrances qu'on pourrait s'infliger en s'approchant trop proche...

Et si la solution serait de vivre justement, d'accepter cette proximité, cette chaleur, cet échange si précieux...

Henning Mankell m'a surpris, et chavirée. La force de sa prose réside dans cette façon d'écrire qui vous laisse les yeux plein d'eau et le sourire aux lèvres...encore s.v.p.!!

jeudi 18 février 2010

Hommage à la vie!

On se plaint souvent de nos petits maux...On voudrait mieux, on doute, on envie ou on regrette...

Aujourd'hui, une patiente m'a raconté que sa petite-fille, qui fêtera son 24ieme anniversaire la semaine prochaine, est atteinte d'un cancer au cerveau...elle a un petit garçon de 2 ans 1/2...

24 ans...Je me revois à 24 ans...Je pense à toutes les personnes que j'ai rencontrées, à tous les beaux moments que j'ai passés depuis.
Et, je pense à ceux qu'elle manquera...voir grandir son fils, partager le quotidien avec son amoureux...vivre...voir les saisons se succéder, le temps qui passe et parfois semble s'étirer...24 ans c'est trop jeune pour laisser partir la vie...

Ce matin, je réalise que j'oublie trop souvent toute la chance que j'ai...

dimanche 14 février 2010

St-Valentin



Bonne St-Valentin ! Merci à vous tous pour votre présence dans ma vie...et votre AMOUR!!

mercredi 3 février 2010

“Ses paroles ne rapportaient pas tant les faits que les faits ne lui donnaient l’occasion de les raconter en nous tenant sous le charme, même quand on savait que c’était du pipeau.”

“Je me doutais un peu que Lester était menteur non pas juste par commodité, mais parce qu’il trouvait créatif de mentir.”

“Je m’étouffe sur les heures”

“Ton rire en courbe de montagnes russes
Entièrement contagieux"

"Mais personne n’écrit le scénario de sa propre fin. Et personne n’est congru à grand-chose de plus que ce qu’il avait au départ. Je sais, de temps à autre certains arrivent à percer. Prennent sur eux le poids de tout ce que cela implique quand on veut faire d’eux des héros. Mais peut-être que cela se produit moins en regardant l’horizon qu’en répondant présent à ce qui est proche."

"Nous voulons saisir le monde et y tracer notre chemin et nous sommes bardés d’intention mais pas du tout préparés."

"Le mieux qu’on puisse faire c’est peut-être de rester sans protection. (…) S’approcher de l’autre et du monde avec toute la vulnérabilité qu’on est capable d’endurer. S’ouvrir au dehors."

"En ami"



Premier roman, du poète américain Forrest Gander. Découverte étrange, sujets hétéroclites; maniements du théodolite, références ornithologiques en passant par les notes enivrées de Miles Davis et l’impact de l’onde vibratoire sur les cellules ciliées le tout formant un mélange unique et coloré.

Ce roman insolite, enrobé de poésie, m'a apaisé tel un Band-Aid temporaire qui soulage un peu!
"A strange and beautiful novel.... haunting and haunted. (...) to be read slowly, to be uncovered like a secret or discovered like a treasure." - The New York Times Book Review

vendredi 29 janvier 2010

jeudi 28 janvier 2010

Un grand homme s'est éteint



Howard Zinn, auteur Une histoire populaire des États-Unis est décédé mercredi.